Les percussions africaines

Cours de djembe à Montpellier, Sète et dans l'Hérault

Le djembe

Le djembé est une percussion digitale qui fait parti de la famille des tambours. Son apparition est située vers le 13ème siècle dans l’empire mandingue sous le règne de Soundjata Keita. De nombreuses histoires racontent la naissance du djembé, mais son origine reste encore bien trouble. Beaucoup l'attribuent aux forgerons détenteurs de la fabrication des outils et des ustensiles usuels. On peut lire dans plusieurs récits de griots, d'ethnomusicologues, d'écrivains africains... de nombreux passages parlant de tambours recouverts de peau (parfois nommés jebe, jebedeni...); ce qui est sûr, c'est que son aspect a énormément évolué, depuis les années 80, 90, et qu’il n’est pas réservé à une caste particulière.

Je vous livre ici une des nombreuses histoires sur l'origine du nom. Info recueillie sur Afribone.com, site d'actualités africaines:
« Le premier instrument à percussions en pays malinké est une sorte de tam-tam sans peau en forme d’arc confectionné à partir du bois de l’arbre appelé wo. Il se jouait à l’aide d’une branchette de néré. Un jour, les malinkés reçurent la visite de deux frères à Koumbi Saleh, la capitale de l’Empire du Ghana. Pour honorer leurs visiteurs, les autochtones leur offrirent des noix de karité. Contents de leur régal, les deux étrangers demandèrent à voir l’arbre qui donne de si bons fruits. Le griot Koukouba les conduisit dans la brousse et leur montra l’arbre du karité. Du tronc de cet arbre, les deux frères sortirent le bois d’un tam-tam qu’ils couvrirent d’une peau de chèvre. En remerciant leurs hôtes de l’accueil chaleureux, les deux frères leur remirent le tam-tam en disant dans un mauvais malinké "alu jè bè" au lieu de "alu be jè" c’est à dire :"il est à vous tous". En souvenir de cette rencontre, les malinkés gardèrent l’expression "jè bè" pour désigner le tam-tam. "jè bè" a donné par déformation "jen – bè". »

Ce que nous pouvons dire avec certitude, c'est que le djembé est un instrument populaire, voire religieux dans certains cas (cérémonie du komo ou d'initiations), que certains griots l'utilisent (sans en avoir l'exclusivité) et que de nombreux rythmes qui lui appartiennent maintenant étaient à la base joués sans djembé.

 

La Forme

Le djembé est un instrument en forme de calice (qui rappelle un peu la forme du mortier), recouvert d'une peau animale (chèvre, veau ou antilope moins usuel de nos jours) tendu par un système de cercle en fer et de cordes. A l'époque les fers étaient remplacés par des cercles de cordes. D'après certaines sources ce seraient les ballets qui auraient amené ce système; en effet ne pouvant pas chauffer le djembé devant le feu sur scène, comme au village, ils ont dû trouver une solution pour que leurs instruments restent accordés.
Il existe de nombreuses formes d'instruments, encore plus de nos jours avec l'émergence de nouveaux tailleurs, mais bien souvent la forme, le bois, les décorations.... permettent d'en retrouver l'origine. Les meilleurs djembés restent sans conteste ceux qui sont fabriqués en pays malinké (Mali, Guinée, Cote d'Ivoire, Burkina Faso), tant par leurs artisans - dont le savoir se transmet de génération en génération - que par les bois utilisés.

 

Les Bois


Il existe différentes essences qui conviennent à la fabrication d'un djembé. Chacune d’entres elles, de par leur densité et leur texture, donne une ''couleur'' différente au son :
Dougoura (cordyla pinnata), Lenke ou Lingué (Afzelia africana), Goni ou Géni (Pterocarpus erinaceus), Diala (Khaya senegalensis), qui est un acajou, Iroko (Milicia excelsa),  Guele, Woro yiri, qui signifie bois de cola, Teck, Doda, Soo, Sandan...


Certains de ces bois sont considérés par les forgerons malinkés comme sacrés. Ainsi Nambala Kanté, dans son recueil
« Forgerons d'Afrique noire »*, affirme que le Lenke et le Diala entreraient dans cette catégorie :  « Mortiers et tambours sont sculptés en doda, soo, sandan ou gelen (prosopis d'afrique, qui sert aussi à fabriquer du charbon de bois). Sont également utilisés les troncs de linge et de jala, mais ces deux derniers sont des jina yri, des ''arbres de djinns''. Le jeune forgeron ne doit pas les couper s'il ignore les rites nécessaires, toujours un sacrifice et une prière. Selon Séma Kanté, un de mes principaux informateurs, il faut, avant d'abattre un tel arbre, immoler à son pied soit un coq, soit un bélier blanc. Ce sacrifice atténue le nyama qui se dégage. Sans cette précaution, on s'expose à des risques de folie. ''On peut rencontrer dans chacun de ces troncs d'arbre un poulet ou un bélier blanc eux aussi appartenant aux djinns'', me fut-il expliqué. Ils servent en effet de gîtes aux animaux des esprits. En accompagnant son père dans la forêt, le jeune garçon repère les arbres à préserver absolument, ceux dont l'abattage est autorisé et la manière d'y procéder. Le forgeron a ainsi un rôle important à jouer dans le défrichage qui permet l'établissement de nouveaux terrains de culture. »

 

La Frappe

Il existe 3 sons de base sur un djembé: La basse (son grave), le tonique (son médium) et le claqué (son aigü). Nous pouvons observer, chez les maîtres djembefolas, une gamme de sons plus étendue, mais toujours sur la base de ces trois ''frappes''.

La basse
C'est le son le plus grave de la gamme du djembé. Il s'obtient en frappant le centre de la peau, main ouverte. Les basses sont très importantes dans le jeu malien.

Le tonique
C'est un son mat et sec, obtenu en frappant le bord de la peau avec l'ensemble des doigts. Le poignet doit être plat en prolongement avec l'avant bras.

Le claqué
C'est le son le plus puissant de la gamme, obtenu en claquant la peau sur le bord du djembé. Le poignet doit être "cassé" et la main doit fouetter la peau.

On entend souvent dire que le tonique se joue les doigts serrés et le claqué, les doigts légèrements écartés. Cela aide dans la frappe, mais l'essentiel du travail se passe au niveau du poignet. Il faut aussi penser, pour avoir un bon son, à ne pas laisser la main sur le djembé après la frappe. On doit toucher la peau et retirer la main. En effet si vous "collez" trop la main, vous étoufferez le son.

 

Place dans la vie

Le djembé était joué, à l'origine, pour accompagner des faits sociaux de la vie courante et des cérémonies initiatiques, comme les fêtes du Komo (fétiche). Chaque rythme est adapté à la situation et certains, de par leurs caractères sacrés, ne sont joués qu'une fois l'an. On ne jouera jamais un rythme de récolte dans un mariage. Chaque groupe ethnique possède ainsi ses propres rythmes. Nous pouvons d'ailleurs observer des différences sur un même rythme, selon la région dans laquelle il est joué. Il existe ainsi plusieurs rythme portant le même nom, tel que Kassa (rythme pour accompagner le travail des champs). Mais le djembé a surtout un rôle d'accompagnateur. Il est presque indissociable de la danse dont les phrases du soliste marquent les pas. Ainsi, le djembé est présent dans de nombreuses manifestations, lors des fêtes et danses traditionnelles : baptêmes, circoncisions, fiançailles, mariages, funérailles (dans certains cas bien particulier), assemblées, fêtes de masques ou fétiches, fêtes de ramadan, fêtes de tabaski, fêtes agricoles (labours, semailles, récoltes, pêches), …



L'évolution

De nos jours le djembé est sorti de son contexte traditionnel et différents styles de jeu se sont développés. Les ballets, de par leurs spécificités, ont fait évoluer le jeu vers une rapidité et une dextérité accrues. La tension de l’instrument a changé et le son s’en est trouvé modifié. La musique est en perpétuelle évolution, et malgré son enracinement dans la tradition, le djembé est incontestablement tourné vers l'avenir.

 

Les Accessoires


Sonnailles
Ce sont des plaques métalliques, montées sur une tige, et sur lesquelles sont placés des anneaux de fil de fer.  Elles servent à décorer le djembé et harmonisent le son - surtout le jeu de basse - d’un tintement lors de la frappe.

Sangle
Ustensile très utile, la sangle permet de jouer debout. Contrairement à la position assise, jouer debout change l’angle du djembé par rapport au corps. Il est donc utile de jouer régulièrement debout.

Housse
Cet accessoire est bien utile pour porter son djembé et ranger son matériel. Vous trouverez sur le marché toutes sortes de housses à différents prix. Choisissez plutôt un tissus ‘plastifié’ qui protège mieux de l’humidité.

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+ Novembre 2018 : Stage de danse avec Amélie FEREOL et ses musiciens, à Balaruc les bains, salle de la Cadole


+ Février 2019 : Stage de danses et percussions à BOBO DIOULASSO, Burkina Faso lors des vacances de Février.

Stage avec Hébergement et Pension complète.
Stage dispensé par des intervenants locaux. Découverte des "Cabarets", Fêtes traditionnelles, Concert dans les maquis. Week end détente aux cascades de BANFORA, visite de Dioulassoba, marchés locaux...

 

+ Stage d'été 2019: danse, djembé, dunun et chant sont au programme. informations complémentaires prochainement
danse avec Kévin MEYAME, danses Ivoiriennes, djembé et dunun avec  Adama BAMBA "Monimba" et Tito

 



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